1989 : Sortie du film Batman de Tim Burton, accompagnée comme il se doit du jeu éponyme, le premier jeu
Batman, et l’un des (si ce n’est LE) meilleur(s) jeu(x) Batman, ainé d’un grande lignée parfois bafouée.
Les jeux Batman sont au nombre de 13. Il y a : « Batman » ou, selon le support « Batman The Movie » ; « Batman Returns » ; « Batman : Revenge Of The Joker » ; «
Batman Beyond : Return of The Joker » ; « The Adventures of Batman & Robin » ; « Batman Forever » ; « Batman & Robin » ; « Batman Of The Future » ; « Batman : Chaos in Gotham » ; « Batman Vengeance » ; «
Batman : Dark Tomorrow » ; « Batman : Rise Of Sin Tzu
» et le petit dernier mais néanmoins l’un de meilleurs : « Batman Begins ».
Durant toute sa vie vidéoludique, le chevalier noir a rarement pu démontrer ses qualités, la faute notamment à des développeurs trop peu soucieux de faire réellement connaissance avec le
personnage.
Dans « Batman », sorti sur Nes, le scénario suit de très près celui du film et malgré que les graphismes ne tiennent plus
la route aujourd’hui, les 16 couleurs de la 8bit, collent très bien au jeu, à l’ambiance noire qui doit en ressortir, à l’époque, le pari est tenu.
« Le Défi » de Burton sera également accompagné d’un jeu, bien moins fun, trop compliqué, aux sons ainsi qu’à la jouabilité ratés et les vols de Batman sont victimes d’une frustrante inertie. Un jeu à passer à la trappe…
Il faudra attendre quatre plus tard pour qu’un autre jeu marque l’histoire de Batman« The
Adventures Of Batman & Robin ». Dans ce jeu, bien plus coloré et détaillé que le précédent car sorti sur SNes, on incarne
malheureusement que l’homme chauve-souris, Robin ne servant finalement qu’à faire avancer le scénario. D’ailleurs, ce dernier est inédit et ne suit vraiment aucun épisode de la série diffusée à
l’époque. Le héros est bien plu souple que précédemment, bien plus facile à contrôler également, mais malgré tout, le jeu reste moins bon, moins prenant, moins immersif, moins sombre. Donc
forcément moins Batman.
Les jeux qui suivirent n’en valèrent pas vraiment la peine malgré des titres accrocheurs comme « Chaos In Gotham », exclusif GameBoy, où le Chaos était plus dans le contenu de la cartouche
qu’ailleurs ou bien « Revenge of The Joker » où l’on a bien l’impression que les développeurs se vengent sur le héros ou même encore plus récemment « Dark Tomorrow » ! Dans ce dernier cas, les «
sombres lendemains » sont à craindre plus pour les développeurs que pour Gotham…
Arrivons maintenant au nouveau bon jeu Batman depuis longtemps : « Batman Vengeance » un titre pas si ironique car le chevalier noir prend réellement ici sa vengeance sur les développeurs qui l’ont
maltraité pendant tant d’années.
Le jeu se déroule sur plusieurs chapitres, ballotant Batman de rebondissement en rebondissement,
alternant avec séquences en véhicules (Batplane et Batmobile), bastons générales extrêmement jouissives, d’autant que Batman est souple et facile à manier gagne de nouvelles techniques de combat qui font de plus en plus de dégât à l’adversaire, séquences infiltrations et
acrobaties. Les graphismes font beaucoup penser à « The New Batman Adventure », et c’est agréable à regarder. L’intrigue
est rondement menée, les dialogues font mouche et les cinématiques sont magiques. Ce qui n’est pas le cas de « Rise of Sin Tzu » sa suite trop axée « bourrinage » et qui lasse par une répétitivité
trop… répétitive (vous me comprenez). Si le Batman de Nes n’était pas sortit, ce serait le meilleur…
jusqu’à ce que Begins sorte !
Et voici… (Roulements de tambours)… Batman Begins !! L’ultime expérience Batman, celle qui vous scotche à l’écran, au pad, et même à la console !
Car c’est vraiment une pure bombe. Après avoir atteint le plaisir énorme de jouer à Vengeance, je pensais que ça ne se reproduirait plus. Erreur ! Batman Begins met presque lamentable le grand frère de « Rise of Sin Tzu ».
Reprenant les grandes lignes du film et n’y ajoutant que peu de choses, il joue principalement sur la capacité du « Rongeur masqué » à terrifier ses ennemis. S’il y parvient, il prend alors très
temporairement une apparence différente, sombre, quelque peu effrayante, surtout si on y joue vers minuit !
On joue ici d’infiltration, d’acrobatie à la « Splinter Cell » et aussi de castagne, même si dans ce cas, c’est loin d’être la meilleure solution. Il vaut largement plus se faufiler, terrifier et
attraper les sbires pour leur soudoyer des informations. C’est souvent bien plus payant. Et avec le modelage si détaillé des personnages, voir les visages pétrifiés des méchants après que
Batman les ait surpris est un vrai bonheur. Le Dark Knight est agile, intelligent, puissant, équipé et charismatique comme jamais. Ce jeu offre
enfin au « Dark Knight » une expérience vidéoludique à sa hauteur !
Et le petit plus de ce jeu ? La conduite de la batmobile qui rappelle un peu « Burnout ». Nerveuse, imposante, jouissive.
Le Bilan Final :
Malgré avoir subit maints échecs, Bruce Wayne, son alter-égo et ses équipiers n’ont pas lâché prise même avec de si douloureuses expériences. Plaide-t-on la folie ? La bêtise ? Le masochisme ? Non
! Plutôt le courage. Car tous ses efforts ont finis par payer et il est aujourd’hui récompensé. Avec quatre fois plus d’échecs que de succès, il s’en sort quand même vainqueur, ses succès ramenant
tout le reste plus bas que terre, aux oubliettes.
Le Dark Knight ne reste pas tant dans l’ombre que ça…